Les atouts santé du Reishi
Qu’est-ce que le Reishi ?
Originaire d’Asie, le reishi appartient à la famille des Ganodermataceae. C’est un champignon au goût amer, de couleur jaune-orange ou brun-rouge, avec un chapeau à l’aspect verni et un tronc brun, luisant. d’où son nom de Ganoderme luisant. Sa hauteur peut atteindre 20 cm. Son chapeau semi-circulaire, irrégulier, mesure de 5 à 20 cm de diamètre. C’est un champignon lignicole qui se développent principalement sur les troncs d’arbre en décomposition (chênes, pruniers…) sur la période de mai à novembre.
Rare à l’état sauvage, il est répandu dans les forêts montagneuses humides et chaudes en Chine, en Corée et au Japon mais il pousse également dans les régions subtropicales (Vietnam, Laos…). Il possède plusieurs appellations : il est connu en Chine, sous le nom de « Lingzhi », pays où il est utilisé depuis de nombreux siècles comme remède de médecine traditionnelle.
Depuis les années 70, ce champignon suscite l’intérêt de la communauté scientifique et son usage en phytothérapie occidentale s’est largement répandu.
Ce champignon concentre, une richesse en divers principes actifs qui lui confèrent de multiples vertus préventives comme curatives.
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Quels sont les bienfaits du reishi ?
Reishi : de grands atouts nutritionnels
Le Reishi est un champignon comestible, naturellement riche en éléments nutritifs et métabolites secondaires.
En Chine, il est cultivé pour ses propriétés culinaires et médicinales. Il renferme plus de 600 composés chimiques qui ont été extraits et identifiés, à ce jour :
- Triterpènes, terpénoïdes (Acides ganodériques…)
- Polysaccharides : dont bêta-glucanes
- Stérols
- Peptides, protéines
- Lectines
- Protéoglycanes
- Peptidoglycanes
- Vitamines B (B5, B9), C et D
- Minéraux et oligo-éléments : calcium, potassium, fer, zinc, magnésium, sélénium, phosphore
- Acides aminés dont 9 essentiels
- Acides gras à longues chaînes
- Polyphénols (flavonoïdes, acides phénoliques)
- Alcaloïdes
Des propriétés antioxydantes puissantes
Le reishi est naturellement riche en divers antioxydants qui neutralisent les effets nocifs des radicaux libres. Ces derniers sont des dérivés actifs de l'oxygène hautement réactifs, instables et toxiques. Ils sont responsables du stress oxydatif qui endommage les cellules, en particulier au niveau de l’ADN et des lipides.
Le reishi renferme notamment des acides phénoliques, des flavonoïdes et des polyphénols. Sa composition en antioxydants varie selon les conditions de culture, les stades de maturité et les parties du champignon.
Concrètement, les extraits de reishi présentent, in vitro et in vivo, des effets cytoprotecteurs puissants, en renforçant les défenses antioxydantes de l’organisme.
Ils préviendraient aussi à ralentir naturellement les effets du vieillissement cellulaire cutané. Ses actifs antioxydants peuvent aider le corps à détoxifier les cellules de la peau et contribuer ainsi à maintenir son intégrité.
Les triterpénoides participent notamment à lutter efficacement contre le stress oxydant mitochondrial anormal associé au vieillissement cellulaire.
A cet effet, de nombreux produits dermo-cosmétiques utilisent les propriétés anti-âges des composés antioxydants de reishi.
Un effet anti-inflammatoire avéré
Il apparaît clairement que les puissantes propriétés antiinflammatoires du reishi sont médiées par son fort potentiel antioxydant.
Une étude américaine de 2020, publiée dans Journal of Neuroimmunology a révélé les propriétés anti-inflammatoires puissantes d’extraits de reishi. Le modèle d’étude utilisé par les chercheurs est une lignée humaine de cellules microgliales (BV-2) activées par le LPS. Ce dernier étant une endotoxine fortement immunogène qui induit expérimentalement le processus inflammatoire.
Cette étude rapporte, concrètement, que les composés actifs de ce champignon sont capables d’inhiber fortement, in vitro, différents médiateurs pro-inflammatoires (G-CSF, IL1-α, MCP-5, MIP3α,). En outre, ils ont montré le potentiel à inhiber efficacement la production du facteur nucléaire NF-κB., un facteur de transcription clé de la cascade inflammatoire.
Plusieurs triterpènes ont été isolés du reishi. Ils ont montré, in vitro, sur une lignée cellulaire de macrophage RAW 264.7 activées par le LPS, une activité anti-inflammatoire puissante.
De fait, les chercheurs ont observé une inhibition dose-dépendante de l’expression de la NO synthase inductible (iNOS). Cette enzyme est connue pour son hyperproduction de NO dans les états inflammatoires chroniques.
Plusieurs études scientifiques ont démontré l’efficacité des polysaccharides du reishi pour soulager significativement et durablement les symptômes associés à la polyarthrite rhumatoïde (arthralgie, raideur articulaire, inflammation, érosions osseuses et du cartilage).
Des chercheurs chinois ont montré, in vitro et in vivo, que l’acide ganodérique A, un triterpène du reishi, serait, en particulier, bénéfique pour contrer la progression de l’ostéoarthrite.
De fait, les actifs immunomodulateurs régulent l’excès d’activation du système immunitaire de cette maladie auto-immune. Ils vont prévenir les altérations du cartilage articulaire et consolider la matrice osseuse. Ils soulagent la douleur tout en réduisant les processus inflammatoires chroniques, notamment en ciblant la voie NF-κB.
De la même manière, par leur action immunosuppressive sur de nombreuses cytokines pro-inflammatoires, les actifs du reishi sont efficaces dans la prévention et la lutte contre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).
Une action bénéfique sur la régulation du métabolisme du glucose
Grâce à ses nombreuses vertus le reishi pourrait être potentiellement utilisé dans le traitement du diabète. En effet, ses nombreux actifs (protéines, fibres, polysaccharides) réduisent et stabilisent le niveau de sucre dans le sang, ce qui fait l’objet de plusieurs études scientifiques convergentes.
A ce titre, dans une étude scientifique de 2012, chez l’animal, dans un modèle expérimental de diabète, induit par la streptozotocine, il a été rapporté que des extraits de protéoglycanes du reishi exercent des effets hypoglycémiants.
En outre, il a été révélé que les composés antioxydants du reishi ont la capacité de stimuler le métabolisme du glucose en favorisant la sécrétion d’insuline.
Par ailleurs, il a été rapporté, suite à une étude chez la souris, que la richesse en polysaccharides du reishi permettrait d’augmenter la sécrétion d’insuline. Ces actifs polysaccharidiques exercent notamment une action favorable sur la modulation du microbiote intestinale, en faveur d’effets hypoglycémiants et d’inhibition de la résistance à l’insuline.
Ces résultats suggèrent bien une action bénéfique du reishi pour prévenir les désordres métaboliques tels que le diabète, connu pour entraîner un haut risque de maladie cardiovasculaire.
De ces différentes études, les chercheurs ont conclu que les extrais du reishi étaient efficaces pour traiter l'hyperglycémie : le reishi a bien un effet hypoglycémiant, c'est-à-dire qu'il réduit et stabilise le taux de glucose dans le sang. Ce phénomène s’explique notamment par la richesse en fibres du reishi, qui permettent une absorption plus lente des sucres.
Dans ces conditions, ce champignon diminuerait les risques d'apparition d'un diabète de type 2 et de ses complications.
Dans le cadre d’une alimentation saine, variée et équilibrée, le reishi constitut un remède naturel contre le diabète notamment pour réduire la glycémie. Le reishi serait donc un allié de choix pour ceux qui ont des problèmes d’équilibre des niveaux de glucose et de lipides sanguins ainsi que les personnes obèses ou en surpoids.
Ainsi le reishi pourrait être potentiellement utilisé comme traitement antidiabétique adjuvant, sous contrôle médical, en complément de l’utilisation d’autres médicaments traditionnels.
Une action bénéfique sur la sphère cardiovasculaire
L’hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie sont deux des plus importants facteurs de risque de maladies cardiovasculaires clairement identifiés.
En plus de ses effets antiinflammatoires et immunomodulatrices, le reishi est un allié de choix qui permettrait d’améliorer la santé cardiaque.
De fait, des études scientifiques montrent que ce champignon est capable de réduire significativement à la fois le LDL cholestérol, le cholestérol total et les taux de triglycérides sanguins.
L’effet hypolipémiant de ses actifs serait donc bénéfique dans la prévention de pathologies cardiovasculaires (hypertension artérielle, infarctus du myocarde, hypercholestérolémie, athérosclérose, syndrome métabolique).
Les effets du reishi sur le cerveau
L’efficacité du reishi sur la sphère cérébrale est scientifiquement prouvé. Le reishi agit comme un tonique naturel. A ce titre, il est reconnu pour son effet adaptogène qui va permettre d’améliorer significativement la résistance de l’organisme au stress.
De fait, ce champignon est recommandé pour gérer et réguler différentes sources de stress : fatigue chronique, surmenage, anxiété. A cet effet, ses extraits ciblent efficacement la régulation des fonctions des glandes surrénales, notamment la sécrétion de cortisol. Dans la pharmacopée traditionnelle chinoise, le reishi est réputé pour être un précieux tonique du Qi (ou Tchi), l’énergie vitale qui soutient et fortifie l’ensemble de l’organisme.
En outre, ses actifs contribuent à l’amélioration notable des performances physiques et des fonctions cognitives (vigilance, concentration, mémoire) et possèdent des propriétés neuroprotectrices avérées.
L’action immunomodulatrice de ses extraits est capable de réduire fortement la neuroinflammation induite, in vitro, par les cellules microgliales. Ses actions relaxantes, sédatives et anxiolytiques sont comparables à celles du Diazépam, médicament utilisé traditionnellement pour ces indications. Il aurait notamment une action favorable pour traiter les insomnies et ainsi favoriser, naturellement, un sommeil réparateur. A cet effet, ses actifs vont agir positivement sur la production de sérotonine, l'hormone qui régule l'humeur et le sommeil. Intégrer le reishi, ce champignon bénéfique, à votre régime quotidien peut renforcer naturellement votre bien-être émotionnel.
Les effets hépato-protecteurs
Un autre aspect intéressant du reishi est son action bénéfique sur le foie. Sa richesse en magnésium permet de soutenir la fonction hépatique. Aussi, sa forte concentration en antioxydants en font un excellent supplément pour protéger le foie contre les attaques naturelles quotidiennes (oxydation, toxicité, dommages, etc.).
Plusieurs modèles d’études impliquant des intoxications médicamenteuses ou par des métaux lourds chez l’animal apportent des preuves scientifiques des bienfaits du reishi pour soutenir la détoxification du foie.
Le reishi montre notamment des effets bénéfiques dans le traitement de l’hépatite, la cirrhose, et la stéatose hépatique non alcoolique, lui conférant ainsi des propriétés hépato-protectrices.
De fait, ses actifs vont normaliser les taux d’enzymes hépatiques telles que les transaminases et la phosphatase alcaline ainsi que les taux de lipides. Ils favorisent également la sécrétion de bile et possède des propriétés anti-inflammatoires. Ils luttent contre la fibrose hépatique.
Un soutien pour l’immunité et la prévention des réponses antiallergiques
Le reishi possèdent des propriétés immunomodulatrices importantes. C’est notamment sa richesse en polysaccharides qui lui confère une capacité remarquable à stimuler directement et favorablement le système immunitaire.
Ce champignon exerce notamment un rôle important dans l’activation, la production et la maturation des défenses immunitaires, notamment les lymphocytes et les cellules NK.
Le reishi est également d’une aide précieuse contre les allergies (asthme, dermatite atopique). A cet effet, ses actifs immunomodulateurs comme les acides ganodériques auraient des actions antihistaminiques réduisant ainsi l’emballement du système immunitaire.
Les propriétés antimicrobiennes
Les propriétés antibactériennes, antivirales antiparasitaires et antifongiques des extraits du reishi aident à lutter contre diverses infections.68-72
Ce champignon médicinal, riche en protéines et polysaccharides, est, en effet, particulièrement efficace pour combattre les infections microbiennes qui sont la cause d’infections urinaires, buccales, respiratoires et de problèmes digestifs.
Les composés du reishi inhibent significativement la croissance de divers micro-organismes pathogènes, notamment Staphylococcus aureus, Escherichia coli et bloquent la réplication de virus tels que le VIH-1, le virus de l’herpès simplex (HSV).
La prévention des cancers
Réputé en MTC, de multiples travaux de recherche récents se sont intéressés au potentiel anticancer du reishi.
Dans ce contexte, l’activité anticancérigène attribuée à des extraits de reishi a été rapportée dans des études menées aussi bien chez l’animal que l’humain. Elle serait médiée par son fort potentiel antioxydant.
En effet, il a été constaté que des extraits de reishi, riches en polysaccharides et triterpenoides, inhibent l’angiogenèse, et diminuent le risque de cancer du sein, notamment par ses effets anti-prolifératifs. Ils provoquent, in vitro, des effets cytotoxiques sur des cellules cancéreuses du sein.
De manière concordante, des extraits de reishi, exercent, in vitro, une activité anti-invasive (anti-métastasique) sur différences lignées cellulaires cancéreuses humaines du côlon (HT-29 ; HCT-116), Plus concrètement, les extraits de reishi ont une action antiproliférative via des effets cytotoxiques sur l’ADN et des effets oxydants qui permettent, in vitro, d’inhiber la croissance des cellules cancéreuses du côlon.
Par ailleurs, il a été montré que des extraits éthanoliques du reishi inhibent, in vitro, de manière dose-dépendante, les métalloprotéases matricielles (MMP-2 et MMP-9) de cellules de carcinome gastrique humaine. Ces protéases sont connues pour être impliquées dans les processus de la progression cancéreuse (croissance tumorale, prolifération des cellules cancéreuses, invasion, dissémination métastatique et angiogenèse).
De manière intéressante, il a été montré également une action préventive de certains actifs polysaccharidiques du reishi lors de radio-chimiothérapies.
Ces résultats sont certes intéressants et prometteurs, néanmoins, plus de preuves scientifiques, avec des études cliniques, structurées et à grande échelle, sont nécessaires pour conclure sur le potentiel anticancer du reishi. Il s’agira notamment d’identifier, plus précisément, les mécanismes protecteurs, les doses nécessaires et les synergies de ce type de champignon afin d’envisager de l’utiliser dans l’arsenal des thérapies anticancéreuses.
Comment utiliser et consommer le reishi ?
Il est conseillé de consommer le reishi avec une quantité modérée et d'ajuster progressivement la dose en fonction de la tolérance individuelle. Pour maximiser la durée de conservation des suppléments de reishi, il est recommandé de les stocker dans un endroit frais, sec et à l'abri de la lumière.
Associations et synergies
Le reishi est souvent associé à d’autres champignons fonctionnels comme le shiitaké ou le maitaké pour renforcer son organisme et disposer d’un regain d’énergie et de vitalité.
Les précautions d'emploi du reishi
L'usage du reishi doit se faire dans le cadre d'une alimentation variée et équilibrée et d'un mode de vie sain. Il est essentiel de respecter les doses journalières recommandées (1 à 10 g de reishi par jour), les conseils d'utilisation, les mises en garde. En outre, les conseils d'un professionnel de santé sont recommandés pour les personnes sous traitement médical.
Les doses journalières à ne pas dépasser : jusqu’à 5 comprimés par jour pour des gélules de 250 mg. Ne pas prendre plus de 1500 mg d’extrait par jour en usage prolongé (plus de 3 mois) sans recommandation d’un médecin. En effet, peu de données sont disponibles sur la prise à long terme.
Un supplément à base de reishi, peut, à ce jour, être consommés quotidiennement en totale innocuité, chez les adultes, les personnes âgées en bonne santé et les enfants à partir de 16 ans.
Les personnes sous anticoagulants ou qui souffrent de troubles de la coagulation ne doivent pas consommer de reishi, car ce champignon peut augmenter le risque de saignement.
Les personnes diabétiques doivent consommer le reishi, sous contrôle médicale, car ce champignon est hypoglycémiant.
Il existe un risque d’interactions médicamenteuses avec certains anticoagulants et hypotenseurs.
La consommation de reishi est contre-indiquée aux personnes souffrant d’hypotension artérielle et de calculs rénaux.
Sans recommandations officielles et par mesure de précaution, il est strictement déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants de prendre des suppléments à base de reishi.
Les effets indésirables du reishi
Le reishi peut provoquer, de manière rare, une sécheresse de la bouche et de la gorge, des démangeaisons, des éruptions cutanées, des saignements de nez et des diarrhées. Toute persistance et aggravation de ces effets devra conduire à arrêter immédiatement la prise de ce complément alimentaire et consulter un médecin.
Choisir et acheter du reishi
Où acheter du reishi ?
Le reishi se trouve en herboristerie, magasins bio et parapharmacies. On trouve également des suppléments de reishi sous formes d’extraits solides ou fluides, capsules végétales, gélules, ou poudres. Les compléments alimentaires labellisés bio sont à privilégier.
Le reishi se trouve en herboristerie, magasins bio et parapharmacies. On trouve également des suppléments de reishi sous formes d’extraits solides ou fluides, capsules végétales, gélules, ou poudres. Les compléments alimentaires labellisés bio sont à privilégier.
Sous quelles formes le trouve t-on ?
Le reishi existe selon différents types de préparations : poudre, infusions, tisanes, gélules, teintures mères.
Il existe des compléments alimentaires standardisés de reishi qui permettent de bénéficier pleinement de ses actifs concentrés. Privilégiez toutefois un produit titré en ces composés tels que les polysaccharides, les bêta-glucanes ou les triterpènes.
Il est conseillé de choisir un supplément de reishi titré d’au moins 20 % en Bêta-Glucanes. On utilise principalement la chair du reishi mais on peut aussi en utiliser le mycélium, partie fibreuse et blanche de ce champignon ainsi que ses composants extracellulaires (spores).
- En comprimés : jusqu’à 5 par jour pour des gélules de 250 mg.
- En poudre : 1 à 10 g par jour.
- En gélules : 500 à 1500 mg d’extrait par jour.
- En teinture-mère : 20 gouttes, 3 fois par jour.
- En infusion : 1/2 tasse, 2 fois par jour (matin et soir).
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